"Et ça prend aux tripes, on ne sait pourquoi. La rétine réagit, diffuse au corps une sensation incomparable. Un simple regard. Ou une simple odeur, une caresse, un souffle.
Les mots restent coincés dans le thorax, pas d'explication possible.
Mais la peau réagit, le sang s'agite, le cerveau s'embrume. Que se passe-t-il?
On ne sait, on ne comprend. On ne veut pas interpréter, on veut juste vivre cette sensation, comme un acte sexuel qui mènerait à bout de forces.
Vouloir se convulser de plaisir.
Sentir cette agréable douleur intérieure nous déchirer au niveau du c½ur, notre âme s'enivrer, les muscles se contracter.
Je ferme les yeux, aliène mes sens, mais l'image est toujours là. La souffrance n'a plus rien d'agréable; c'est un manque. Le seul sentiment à présent est une tristesse infinie, une envie frustrée, un désir refoulé.
Continuer à désirer pour ressentir.
Souffrir pour apprécier à nouveau le désir."