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ERREUR 404 - PAGE INTROUVABLE

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fandhp666

Description :

"Chaque détail de mon apparence est fait pour te séduire. Ma voix, mon visage, jusqu'à mon odeur! Comme si j'avais besoin de tout ça..."
-E. C.

Mélange hétéroclite de diverses choses...

Lente chute dans l'agonie d'une vie à la fois trop courte et trop longue...
Aimer, haïr, sont des maîtres mots.

J'aime probablement bien plus que je ne hais, et pourtant
J'aime jusqu'à la mort,
Et je hais pour la vie.

Oh oui.

° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° °

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http://www.mylenefarmer-tour2009.com/ _________________________________________________________L'attente.

C'est harassée par la fatigue et avec sous la main un paquet de Fraises Tagada déjà à moitié vide que je commence ce récit.
A mes yeux, ce que je viens de vivre mériterait qu'on lui consacre un livre entier, mais je ne me sens pas assez loquace pour remporter ce défi.
J' essaierai donc simplement d'être au plus près de la réalité, et de n'omettre aucun détail, afin que dans ma mémoire et pour toujours, reste gravée cette journée, que je m'autorise être la dernière de ma vie s'il le faut.

Je ne sais par où commencer. Par ma découverte tardive de l'univers Farmerien? Par l'achat de ma place de concert?
Avant toute chose, je veux remercier Camille. Sans elle rien de tout ça n'aurai été possible.
Merci de m'avoir fait découvrir et apprécier Mylène. Merci de m'avoir offert un rêve, et la joie de pouvoir le réaliser.

Quelques semaines d'attente, et me voilà en possession da LA précieuse place de concert. 16 Mai 2009, 21h, Zenith de Toulouse, MYLENE FARMER. On est le 23 Mai 2008, et cela fait moins d'un an que j'ai rejoint le rang déjà impressionnant des fans de l'Ange Roux. Fan est un bien grand mot pour moi. Je ne me considère pas (encore) comme telle. Ce sera fantastique d'assister au concert, de voir la remarquable mise en scène qu'elle nous prépare, mais c'est surtout parce que c'est un immense événement que je suis anxieuse.
Lorsque le billet arrive, je ne peux cependant retenir un hurlement de joie.
Dans moins d'un an, je pourrai dire «J'y étais ».
Dans moins d'un an, je la verrai de mes yeux, sans écran interposé.
Je range soigneusement le morceau de papier glacé dans une enveloppe, elle-même au chaud dans un classeur où je conserve mes documents importants.

Les mois passent. Je compte distraitement le temps, mais il reste encore dix mois. Maintenant neuf. Cinq. Deux.
Par un – plus ou moins – heureux concours de circonstances, ma fac est bloquée, ce qui m'assure un décalage des partiels. Ils ne se dérouleront pas la semaine précédent le concert. Je jubile.

Un mois encore s'écoule, et la tension commence à devenir palpable. J'écoute toute Sa discographie en boucle. J'avale les paroles, les distille, les prends en intraveineuse. Je veux toutes les connaître par c½ur.


Le 9 Mai arrive, sonnant mes 19 ans. La fête est grandiose, dépasse tout ce à quoi j'aurais pu m'attendre.
Et il ne reste qu'une semaine avant de La voir.

Mercredi 13 Mai. Je n'ai pas dormi depuis 3 jours. Les yeux hagards, je regarde défiler le paysage derrière la vire du train qui me conduit de Carcassonne à Toulouse. Serrés contre moi dans mon vieux sac en jean, un plan de la ville rose avec, soigneusement annoté, l'itinéraire depuis ma cité U jusqu'au Zénith, ainsi que la place, toujours dans son enveloppe. « Déjà presque un an que j'en prends soin ».
J'ai rendez-vous le lendemain à 14h avec Camille pour aller repérer l'entrée du Zénith et les potentiels trous dans le grillage qui l'entoure.

Le vendredi soir, Camille va assister au concert une première fois, en gradins. Je l'accompagne dès 9h30 le matin pour voir s'il y a du monde; à peine cinquante personnes. Oui, mais on est que vendredi. Demain, Samedi, les gens ne bossent pas. Ils vont pouvoir camper.
Camille aura besoin de sommeil, après ce premier concert, mais moi pas. Je vais pouvoir me coucher tôt, et donc me lever à l'aube pour être dans les premiers, et lui garder une place.
Je fais encore un aller-retour l'après-midi pour être sûre de moi – soit quinze kilomètres à pied au total dans la journée.
21h, épuisée, je me couche, pour une nuit blanche de plus. Incapable de tenir en place après des heures d'attente sans que Morphée ne pointe le bout de son nez, je me lève à 3h, me douche, prépare mes affaires, mange une grosse plâtrée de pâtes pour tenir... Je vérifie tout quarante fois au moins. « Vitamines... sandwiches... eau... boisson énergisante... billet... carte de crédit... J'ai mon billet? Ah oui. ». Je pars enfin à 4h30.
C'est le jour J.
Le Zénith est à 4 kilomètres, soit une heure de marche, mais ce n'est rien du tout.
Essayant de garder les idées claires, je respire calmement.
C'est étrange de marcher seule, aussi longtemps, dans le noir. La ville semble morte.
J'ai fait exprès de passer par les grand axes de circulation pour éviter petites ruelles,solitude, et mauvaises rencontres, mais tout est désert. Pas une voiture, pas un humain, pas même un animal. Pas le moindre souffle de vent pour agiter les feuilles des imposants platanes de la ville rose. Je n'entends que le bruit de mes pas qui semble résonner à l'infini, et de mon souffle. Ma tête bourdonne. Je me sens un peu trop seule.
J'ai enfin passé le pont, je tourne à droite, retire vingt euros à un distributeur, avec la désagréable impression que l'on va se jeter sur moi pour me dépouiller. Je ne suis pas d'un naturel paranoïaque, mais l'ambiance est vraiment glauque.
Je me remets en marche, d'un pas faussement assuré. Quelques dizaines de minutes plus tard, j'aperçois enfin le grillage bleu qui longe la route vers le Zénith. Mon rythme cardiaque et mes pas s'accélèrent, tandis que l'imposant bâtiment argenté se découpe peu à peu dans la pénombre. Il brille dans la nuit, illuminé par ses projecteurs. « Il m'attend ».
Combien vais-je découvrir de ''campeurs'' ? Peut-être vais-je être la première? Ou alors, au contraire, ils seront déjà des centaines à attendre..?
Je sais au moins qu'il y aura une amie à moi, Gégé.
Je m'arrête un instant dans mon récit afin de la remercier à son tour, elle sans qui je n'aurais pas été si bien placée.

Je suis arrivée, je compte les tentes. Douze. « Plus qu'hier, mais pas encore trop horrible ».
Ma pote est introuvable, alors je me cale dans un coin, et commence à feuilleter d'un ½il distrait le magazine trouvé sur un vieux présentoir en libre-service, plutôt intriguée par le camion-poubelle qui déblaya la montagne de déchets laissée par les spectateurs de la veille. Il est 5h30.
Quelques minutes plus tard, Gégé m'invite à la rejoindre sur la file de gauche, où elle a passé la nuit.
Il faut savoir que l'entrée dans le Zénith se fait par trois files. A l'ouverture, les vigiles laissent passer au compte-goutte, histoire de pas se marcher dessus. La rapidité dépend de la coopération des spectateurs.
Bref.

Je m'installe avec mes camarades, et m'aperçois avec joie que nous sommes les tous premiers, les plus proches de la barrière.
Je ne me fais pas d'illusions; face à ces acharnés, habitués aux places du premier rang, je ne ferai pas le poids. Mais je la verrai quand même d'assez près, au moins.
Il est 6h. Encore treize heures avant l'ouverture des grilles et quinze avant le début du spectacle. Cette journée va être la plus longue de toute ma vie. Le jour se lève à peine, et je commence à avoir sérieusement froid. En fait, nous sommes tous congelés. Emmitouflés dans des couettes et des couvertures de survie, tout le monde claque des dents et se regarde en silence.
Mais malgré les 5°C ambiants, l'atmosphère est joyeuse, et le temps se met à passer un peu plus vite. Il est bientôt 7h, puis 8, puis 9. Camille ne tarde plus à nous rejoindre, avec du ravitaillement. On attend le soleil avec impatience, mais le bougre se lève de l'autre côté du géant de métal, et nous ne commençons à profiter de ses rayons que vers 11h. Nous ne le savons pas encore, mais nous allons regretter le froid.
Je mange mon sandwich, prends une vitamine, bois un peu d'eau. Tout va bien, je ne suis pas aussi fatiguée que je le devrais, finalement. En plus les gens sont super sympas. On discute, le temps passe vite, et le soleil s'est enfin joint à nous. C'est le bonheur total!
Oui mais le mieux est l'ennemi du bien. Il n'y a aucun nuage, aucune brise. Notre paradis se transforme en enfer; nous sommes en plein cagnard.

L'eau se réchauffe, les ravitaillements changent de consistance, les vêtements collent à notre peau brûlante.
Si on ne boit pas, on risque de tomber dans les pommes, mais si on boit trop, on prend le risque d'avoir envie d'aller aux toilettes en plein concert. Inconcevable et catastrophique.
Le soleil continue de nous assommer, et le silence retombe, à cause de nos bouches de plus n plus pâteuses. Le moindre mouvement consomme trop d'énergie. Il faut rester immobile, dos à la lumière, et prendre son mal en patience.
En tout cas, on sait maintenant pourquoi la salle s'appelle le Zénith.
Les sept heures qui s'écoulent maintenant sont les plus longues de ma vie. Il ne faut pas bouger d'un millimètre et rester assis pour éviter les mouvements de foule. On doit bien être un millier déjà, et le monde commence maintenant à affluer.
Il y a des fous qui sont déjà debout, et qui le resteront jusqu'au soir!
16h sonnent et apportent avec elles une cahutte d'objets dérivés de la tournée, qui s'installe à l'ombre. C'est le moment d'utiliser les 20¤ retirés ce matin, et d'en profiter pour se dégourdir les jambes.
Il y a énormément de choix mais je reste sur mon idée originelle: le programme officiel de la tournée. C'est à mes yeux le seul souvenir valable de ce que je m'apprête à vivre.
Et puis le reste coûte les yeux de la tête.
L'attente me permet d'écouler vingt précieuses minutes, qui m'ont semblé des heures, et je retourne au soleil avec mes camarade.
A 17h, la mère de Camille vient nous délester de nos sacs et autres entraves à la rapidité d'entrée. Être libre de tout chargement nous permettra de passer le barrage de vigiles beaucoup plus vite - et accessoirement d'être plus léger lors de la course aux bonnes places.
18h, l'anxiété monte. Les vigiles sont là ils ont à moitié ouvert les grilles. Ils nous narguent! Nous ne sommes plus qu'une poignée toujours assis, fermement décidés à ne bouger qu'au dernier moment.
Je prends conscience que ce concert est non seulement mon premier véritable concert, et qu'en plus je suis quasiment la seule à ne faire qu'une seule date de la tournée. A peu près tous ceux qui campent vont en suivre au moins trois. J'ai vraiment bien fait les choses, pour ma première fois.
A 18h30, l'anxiété est à son comble. On se lève enfin, billet en main, sacs ouverts.
« Par où il faut passer? » «  Videz vos sacs! » « si quelqu'un double je le tue! » « bousculez pas! ».
On trépigne. 18H45: les fauves que nous sommes sont calés dans leurs starting blocks, prêts à bondir. Tout le monde gigote, les vigiles se font des signes, es portails grincent. Les ''contrôleuses'' se positionnent.
« Par où il faut passer bordel!!? » «  on verra bien, suis les autres! » «  mais tu veux que je suive qui, on est tout devant?! »

Gégé me précède, Camille à côté de moi. Je la regarde une fraction de seconde. « On ne se lâche pas, hein? »
« T'inquiète, Tcheu ».
19h et des poussières, les fauves sont libérés. J'ai oublié la présence de tout le reste. Je cours. « Ne courez pas! » braillent les vigiles.
Je ralentis, j'accélère à nouveau, je sautille, freine et accélère encore.
« A droite ou à gauche?! »
J'ai l'impression que mon cerveau est plongé dans l'huile. Ralenti, désorganisé. Mes mouvements ne sont pas coordonnés. Sur ma droite, d'autres gens, qui courent, qui se ruent.
Ça ne doit pas faire plus de trois secondes que je suis en mouvement, mais elles me paraissent des heures. La jeune fille qui découpe mon billet me paraît elle aussi au ralenti. Une fois récupéré, je me mets à courir vers une porte ou un jeune homme est en train de s'engouffrer, et j'atterris dans une immense pièce légèrement éclairée. Je fonce droit devant, vers un amas de gens. « Je veux être contre la barrière!! ». Instinctivement, je bifurque à droite, consciente que le centre de la piste est déjà occupé sur au moins cinq rang. Je n'ai pas été plus rapide, mais plus maline.
Mes côtes se cognent au métal froid. J'ai gagné. Je suis à moins de deux mètres du centre, au premier rang. Je n'en reviens pas.
Du coin de l'½il, j'aperçois Camille qui semble se jeter, désorientée, vers la foule. Je hurle, elle m'entend, me rejoint. Elle est juste derrière moi. On l'avait dit, c'est notre soirée.

D'une même voix, tout le monde se met à crier « asseyez vous!! », ce qui permet d'éviter la cohue.
Moi qui croyais avoir écoulé les heures les plus longues de ma vie, je ne suis pas au bout de mes peines.
On dirait que le temps se dilate au fur et à mesure qu'il s'écoule. Les secondes deviennent minutes, les minutes des heures. A ce compte là, la dernière heure équivaut à près de six mois.
21h arrivent enfin. Et toujours rien. Si déjà un malaise, mais rien à l'horizon sur scène.
On le sait bien, malgré le début annoncé pour 21h, Mylène nous fera attendre jusqu'à la demie, comme à son habitude. Et le temps continue de se dilater.
On va mourir de vieillesse avant le début..! La foule s'agite, remue, L'appelle. C'est trop long.

Mais quelque chose a changé. Il y a un vigile de plus, et mon voisin me souffle « c'est le garde du corps de Mylène ».



Dans le train Toulouse-Carcassonne
Le 17/05/2009

(la suite ici)
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#Posté le mercredi 20 mai 2009 15:47

Modifié le jeudi 21 mai 2009 06:00

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Nanou , Posté le samedi 06 juin 2009 03:42

C'est clair c'est super precis moi aussi j'ai fait deux dates a Toulouse le 15 (gradin) et 18 (fosse) c'etait geant LA FOLIE vivement le Stade de France le 12 sept


Ludovic, Posté le samedi 23 mai 2009 10:36

quel récit long et précis
bravo pour le courage d'attendre
j'ai fait 2 soirs à toulouse et tu m'as permis d'y retourner qques instants
Des instants XXL bien entendu!!
vivement le stade de france
bon courage
ludo


koternoyakch, Posté le samedi 23 mai 2009 10:11

lol is this candy ? looks like crazy pill XD love you ma seour XD


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